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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 13:36

Hello Paris,

lors de tout fait divers, surtout s'il s'agit du meurtre d'un enfant, se pose la question de la vengeance. Tous les arguments qui tendent à justifier la vengeance sont à rejeter à partir du moment où l'on place la personne humaine comme valeur première. La vengeance est inexcusable, sans toutefois être impardonnable (et il faut d'autant plus pardonner un acte qu'il est inexcusable : l'injure de sang-froid est plus difficile à pardonner que celle qui est prononcée sous le coup de la colère). La Raison interdit la vengeance.

Qui veut le Bien refuse de nuire pour nuire. C'est ce qui montre qu'on peut vouloir le mal. Car la vengeance est une passion trop dévorante pour qu'on songe à en nier l'existence. La vengeance est insatiable : même la loi du talion la laisse sur sa faim, car elle cherche à la limiter. S'il faut chercher dans la Bible, un exemple est plutôt donné par la parole de Lémec : "J'ai tué un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure. Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois." (Genèse 4-24.) Le fait qu'il soit impossible d'étancher la soif de vengeance montre qu'elle vise autre chose qu'un bien : le désir d'un bien peut être comblé.

Platon dit que lorsque quelqu'un veut nuire à un autre, il recherche en vérité un bien. Cela le conduit à condamner la vengeance, en réfutant le lieux commun selon lequel le juste cherche à nuire à ses ennemis. D'après Platon, il est impossible que le juste cherche à nuire pour nuire, car il est impossible de vouloir le mal pour le mal. Contre Platon, il faut affirmer que la vengance existe, et qu'elle la volonté de nuire pour nuire. Il est donc possible de vouloir le mal. En revanche, il est tout à fait exact que le juste refuse la vengeance : nuire à ses ennemis pour leur nuire est incompatible avec la justice.

Encore une fois, la vengeance est injsutifiable. Elle a sans doute des aspects positifs : ce qu'il y a de bien avec le mal, c'est qu'on peut toujours faire pire, de sorte qu'en toute chose il y a du bien. Mais ce bien est disqualifié pour légitimer la vengeance, laquelle se manifeste sans être légitimée.

La vengeance existe et c'est tout. Il est impossible de la justifier, mais de cette impossibilité il serait absurde de conclure à l'inexistance de la vengeance. 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 23:22

Hello Paris,

j'ai lu plusieurs critiques, parfois violentes, portées contre Thomas Mathieu, l'auteur du projetcrocodiles, suite à l'annonce de la publication de son tumblr consacré à la dénonciation du harcèlement de rue. Il me paraît utile de dire, ou de répéter, que la critique du féminisme vaut toujours moins que la critique de ce que critique le féminisme. En l’occurrence, les accusations dont on accable Thomas Mathieu m'irritent davantage que le fait qu'il ait publié un album. Que lui reproche-t-on ? De vendre, dans son intérêt, les témoignages qui lui ont été confiés dans le cadre de ce projet. Pour être claire, cette critique me paraît recevable. Thomas Mathieu va en effet gagner de l'argent grâce au harcèlement de rue, et c'est critiquable. Qui est derrière la caisse ? Un artiste déguisé en commerçant ? Ou l'inverse ? Le projet crocodile paraissait altruiste dans ses intentions, et d'intérêt public. Mais était-ce autre chose qu'un projet commercial ?

Cela dit, que pouvait faire Thomas Mathieu ? Il avait l'opportunité de publier son projet, c'est-à-dire de lui donner de la visibilité et de la pérennité. S'il l'avait refusée, on aurait pu le lui reprocher.

Devait-il donner de l'argent à des associations féministes ? Mais à laquelle ? Une association demandant l'abolition de la prostitution ? On aurait pu le lui reprocher. Fallait-il donner une partie à toutes les associations féministes ? Même aux Femen ? Même aux transphobes ? C'était perdu d'avance.

Fallait-il donner aux victimes de viol ? Mais le harcèlement de rue, et le viol, c'est différent. 

D'ailleurs, on aurait pu aussi lui reprocher de refuser l'argent de cette publication. Car un artiste doit gagner de l'argent, fût-il artiste. On reproche assez souvent aux productions artistiques, et à la bande dessinée en particulier, de minorer la place des femmes. En se privant des moyens matériels qui lui permettent de produire des œuvres où les femmes jouent le premier rôle, Thomas Mathieu aurait de fait contribué à leur effacement.

La leçon de cela, c'est qu'on est toujours critiquable. Pour le dire autrement, même avec les meilleurs intentions, nous péchons. Ou encore : un acte absolument bon est une illusion. Chacun de nos actes comporte une part de mal. Kant avait déjà relevé que l'intention morale est insondable, mais il croyait en la possibilité d'un acte absolument bon : un tel acte est possible, puisque l'accomplir est d'après Kant un devoir. Je suis d'un autre avis. Je crois que la morale, c'est comme jouer au violon : même si on joue bien, on joue faux. Chacune de nos actions peut léser les intérêts légitimes d'autrui, et donc être critiquable. 

Par suite, s'il faut juger une action, une mauvaise méthode est de la blâmer au seul motif qu'elle présente un aspect critiquable. C'est bien entendu la sommes des coûts et des bénéfices qu'il faut prendre en compte. Cela va sans dire.

Pourtant, même des gens très bien refusent de lire Heidegger au motif qu'il était nazi.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 22:38

Hello Paris !
aujourd'hui, c'est aux hédonistes de se faire décalquer. Voici sept raisons pour éviter de se laisser aller.


Etre hédoniste, c’est être naïf. C’est se tirer une balle dans le pied, parce que l’euphorie du plaisir laisse la place à la dépression.


Etre hédoniste, c’est être frustré, car il y a toujours un plaisir qui nous manque.


Etre hédoniste, c’est être consumériste. C’est se faire bouffer la laine sur le dos par ceux qui nous vendent du plaisir.


Etre hédoniste, c’est être conformiste, car c’est penser comme tout le monde.


Etre hédoniste, c’est être pusillanime, car c’est placer le souverain bien dans les chatouilles de l’épiderme. C’est nier qu’on ait toujours mieux à faire que de jouir au prétexte que jouir est ce qu’on sait faire le mieux. C’est vivre dans le présent, oublieux du passé, insouciant de l’avenir.
 

Etre hédoniste, c’est être bassement égoïste. Tout pour ma gaule. Péris si tu veux, je jouis.
 

Etre hédoniste, c’est enfin renoncer à sa liberté. C’est se livrer passivement aux plaisirs au lieu de se construire dans l’action.

Le legs de 68, c’est « jouir sans entraves » : on trouve normal de pouvoir tout perdre pour trois spasmes. 
Tout projet de vie, qu’il soit familial, ou professionnel, doit pouvoir être remis en cause parce qu’il faut s’épanouir dans la jouissance.

 

Enjoy !

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 14:55

 

Hello Paris !

l’analogie entre les distinctions du droit et les distinctions modales a ses limites, précisément parce qu’une interdiction est une forme de droit, alors qu'il serait inexact de tenir l'impossible pour une forme du possible. Ce qui correspondrait à l’impossible, plutôt que l’interdiction, ce serait l’absence de droit. Avant 1945, les femmes étaient privées du droit de vote en France. Mais il est faux que le vote leur était interdit, tout comme il est faux que les femmes aient eu le droit de s'abstenir de voter. C'est seulement à quelqu'un qui a le droit de vote qu'on peut ultérieurement interdire de voter. Et c'est seulement quelqu'un qui a le droit de vote qui peut éventuellement avoir le droit de s'abstenir de voter.


Pour l’exprimer autrement, « être privé d'un droit » peut exprimer soit une interdiction, soit l’absence d’un droit. « Etre privé du droit de fumer dans les lieux publics » exprime une interdiction. « Etre privé du droit de vote » exprime une absence de droit. 


On peut alors dresser établir les analogies suivantes :


possible nécessaire droit obligation
contingent impossible interdiction impossible

 

Ce qui remplace mon premier tableau :

 

possible nécessaire droit au sens large obligation
contingent impossible droit au sens strict interdiction

 

 
- De même que le possible s’oppose à l’impossible, le droit s’oppose à l’absence de droit.
- De même que le nécessaire et le contingent sont deux modes du possible, l’obligation et l’interdiction et l’obligation sont deux modes du droit.
- De même que le contingent est ce dont l’opposé est possible, de même l’interdiction est ce dont l’opposé est permis. 

Que les distinctions du droit et de la modalité soient pour ainsi dire isomorphes s’explique assez bien. L’origine commune de ces distinctions est le jugement, c’est-à-dire cette disposition que nous avons à dire « oui » ou « non ».

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 21:33

Hello Paris !

là, ça va faire mal...

On oppose d’ordinaire droit et devoir. En réalité, tout devoir est en même temps un droit. Devoir faire son service militaire, c’est avoir le droit de le faire. En Grèce, le service militaire est obligatoire ; il est pourtant interdit aux homosexuels. Cette discrimination montre a contrario qu’en Grèce le service militaire est un droit.

Il serait d’ailleurs absurde d’obliger à une action, sans en même temps la permettre.

Au lieu d'opposer droit et obligation, il faut opposer droit et absence de droit. Du droit au sens large, c’est-à-dire la permission légitime, il devient alors possible de distinguer trois concepts : le droit au sens étroit, l’interdiction, l’obligation. L’obligation est une permission légitime, comme on vient de le voir. L’interdiction également : c’est la permission de s'abstenir de faire ce qui est interdit. Le droit au sens strict, c’est une action qu’on est libre de faire ou de s'abstenir de faire.

On retrouve ainsi à propos du droit les distinctions du possible, du contingent, du nécessaire et de l’impossible.

Distinctions modales Distinctions du droit
Possible Contingent Droit au sens large Droit au sens strict
Nécessaire Impossible Obligation Interdiction

 

Le contingent est ce qui est possible et ce dont l’opposé est possible. Le nécessaire, c'est ce dont il est faux de dire que l'opposé est possible. L’impossible est ce dont il est faux de dire que c'est possible. Le droit au sens large serait alors la permission légitime, le droit au sens strict serait le droit de faire ou de s'abstenir de faire (par exemple : le droit de grève). L’obligation serait le droit de faire (par exemple, le droit de porter assistance à une personne en danger) ; et l’interdiction, le droit de s'abstenir de faire.

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:06

Hello Paris !

Un truc qu’il faut dire à propos des défauts, c’est qu’un défaut dépend des circonstances. Dans Cyrano, Christian est courageux à la guerre, mais lâche devant Roxane (les gars de Max Dormoy, c’est plutôt le contraire, mais c’est un autre problème). Moi quand j’arrive dans un groupe que je connais mal, je suis plutôt timide, mais c’est de courte durée. En général, nos défauts sont fonctions de la situation. Britney Spears est intelligente quand elle chante et quand elle danse, mais quelquefois, elle a vraiment l’air bête. La bêtise, il faut la considérer autrement que comme un poids qui ralentit l’intelligence, parce qu’en fait dans certaines situations une personne sera bête, et intelligente dans une autre. Ribéry, quand il parle, on a du mal à croire qu’il puisse avoir « l’intelligence du jeu ». Evidemment, c’est aussi vrai des qualités : elles dépendent des circonstances. Aristote avait dit des trucs de genre : quand on parle des vertus, il faut toujours « ajouter de la façon qu’il faut et de la façon qu’il ne faut pas ou au moment où il faut, et toutes les autres additions » (c’est dans le deuxième livre de l’Ethique à Nicomaque, au chapitre 2). Mais pour Aristote, les qualités et les défauts sont produits par l’habitude : « La vertu morale est le produit de l’habitude » (c’est au tout début du deuxième livre). Déjà, rien que ça, c’est contestable. L’habitude a été un concept très utile dans l’histoire de la philosophie, parce qu’elle rend possible une explication rationnelle des comportements. Mais en même temps c’est très lourd comme concept. De toute façon, ce que je dis est très différent d’Aristote. Il voulait dire que la lâcheté se manifestait dans telle circonstance donnée. Il disait : si dans telle situation, tu agis de telle façon, alors tu es tel ou tel. Par exemple, à la guerre, si les renforts tardent à arriver, et que tu fuis, alors tu es un lâche. Ce que je dis moi est différent : je dis autre chose que « un lâche va commettre des actes lâches dans des circonstances où un courageux fera preuve de courage ». Moi je dis : la même personne peut être courageuse dans telles circonstances et lâches dans telles autres. Pour Aristote, si on est lâche on est lâche, et que cela se manifeste dans telle et telle situation. C’est pourquoi sur la question des défauts ma position diffère de ce qu’Aristote dit des vices.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 18:34

Hello Paris !

en ce moment, j’essaie de lister mes défauts. Pour moi, avoir un défaut, c’est le fait de commettre régulièrement la même erreur. Un menteur, c’est quelqu’un qui ment régulièrement. Un lâche, c’est quelqu’un fuit régulièrement devant le danger. Je parle ici de défauts moraux, c’est-à-dire des défauts d’après lesquelles on commet souvent la même faute morale. Il y a des défauts techniques, qui relèvent d’un autre domaine que celui de la morale : le manque de concentration par exemple, ou la précipitation. Pour l’instant, ce qui m’intéresse, c’est de lister mes défauts moraux : ce sont ceux qui me gênent le plus en ce moment. Physiquement, j’ai la chance d’être plutôt mignonne, mais quand je me regarde dans une glace, j’ai l’impression que mes défauts m’enlaidissent. Ou bien c’est comme un parfum : certaines personnes sentent bon naturellement, parce qu’elles sont sans grands défauts. Mes défauts moraux me déplaisent. Il m’arrive d’être étourdie mais cela me gêne beaucoup moins que d’être médisante. Et si je veux pouvoir m’améliorer, il faut que je commence par prendre conscience de mes défauts. Ça ressemble à une psychanalyse mais on est loin de Freud. La psychanalyse freudienne a pour fonction de soigner les névroses et les psychoses. Moi, je veux être meilleure moralement, et techniquement. Le but, c’est d’être encore plus bonne comme on dit par ici. 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:25

 

en fait, l’amour est premier par rapport à l’égoïsme. A un moment j’ai cru qu’on faisait tout par égoïsme. D’habitude, on oppose l’égoïsme à l’altruisme, mais cette opposition est fausse. En fait, même quand on fait un acte altruiste, on est égoïste. Par exemple, je crois que donner de l’argent à un charclo lui fera plaisir, mais s’il me manque l’envie de lui faire plaisir, je vais passer à côté sans rien lui donner : pour que je donne, il faut que ça me fasse plaisir à moi. Il y a deux égoïsmes : l’égoïsme des crevards, qui pensent seulement à leur gueule, et puis il y a un égoïsme supérieur, par exemple quand on est altruiste (mais dans ce cas, l’altruisme est la même chose que l’égoïsme : c’est un égoïsme supérieur). Alors cette opposition, je crois qu’elle est valable, mais en même temps, il faut reconnaître qu’avant l’égoïsme, il y a l’amour. La vérité, c’est qu’il y a d’abord l’amour, et après seulement il y a l’intérêt individuel. L’égoïsme vient toujours en deuxième. Quand on est né, la première chose qu’on a regretté, c’est notre mère. On a eu peur, cette peur, c’était celle de la séparation, et l’amour veut mettre fin à la séparation. Au fond de l’égoïsme, il y a l’amour en fait. L’égoïsme, c’est autre chose que l’amour de soi, en fait c’est juste l’amour. Par exemple on pourrait dire qu’un mec jaloux, c’est un égoïste, parce qu’il veut garder sa meuf pour lui tout seul. Mais en vrai, il est jaloux parce qu’il aime sa meuf : la jalousie, c’est une preuve d’amour. Conclusion : l’égoïsme, c’est autre chose que la recherche de tout ce qui est utile pour un individu, parce que l’égoïsme trouve son origine dans l’amour, qui cherche à nier dans la fusion la séparation des individus. La vérité de l’altruisme, c’est donc l’égoïsme, mais la vérité de l’égoïsme, c’est l’amour.

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:58

Hello Paris !

l’amour, est-ce seulement ce qu’on ressent pour ce qui va dans notre intérêt ? Ce serait la faire à l’envers. Moi je dirai : une maman voit bien que son môme tient à elle par égoïsme, mais loin de la répugner, ça l’attendrit. Moi je suis indulgente comme une mère pour tous les égoïstes. Houellebecq déteste les enfants parce que pour lui les enfants sont des montres d’égoïsmes. Mais si on prend le problème dans l’autre sens, si on regarde les égoïstes comme des enfants, alors on aura peut-être moins envie de condamner l’égoïsme. Or les enfants, ils aiment leur mère, et c’est à partir de cet amour qu’il faut interpréter le comportement des enfants. L’amour, c’est la recherche d’une unité disparue. Si on prend comme définition de l’égoïsme : c’est chercher à augmenter tout ce qui nous est utile (mais en fait je crois que l’égoïsme c’est autre chose), alors l’amour c’est même le contraire de l’égoïsme, parce que dans l’amour, l’individu est nié : l’amour est la recherche d’une fusion, qui supprime l’individu. C’est pour ça que l’amour est destructeur, et il est alors très différent de la recherche de l’utile.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 18:36

Hello Paris !

alors bien sûr, on pourrait avoir envie de conclure  que l’amour, en fait, c’est juste un sentiment égoïste. C’est comme si les individus passaient leur temps à augmenter ce qui leur est utile. Comme ça, l’amour c’est juste ce qu’on ressent pour ce qui va dans notre intérêt. Par exemple, moi jamais je sortirais avec un chômeur, ou alors avec un mec plus jeune que moi, ou avec un mauvais coup, pour moi c’est rédhibitoire. Je sais que c’est nul de penser ça mais je préfère un mec qui assure un minimum. En même temps, c’est ça aussi la philosophie : c’est tout gérer, même les sentiments. C’est tout évaluer en fonctions de ses objectifs, même les gens. Pour ça les mecs sont super naïfs, ou super hypocrites. Une nana qui est jolie, pourquoi il irait se mettre avec l’agent d’entretien, si sincèrement elle mérite mieux ? Ca marche aussi avec les nanas qui sont assez riches pour séduire des jeunes immigrés. Houellebecq il a décrit ça dans Plateforme : d’un côté il y a ceux qui ont de l’argent, de l’autre ceux qui ont de l’amour à revendre.

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