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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 14:32

hello Paris,

en général, on a toujours plus d'empathie envers les puissants. Autant les malheurs des pauvres, tant ils sont nombreux, découragent toute tentative de commisération, autant ceux qui frappent les riches paraissent insupportables. Ainsi, au travail, une femme modeste, trop âgée pour les tâches qu'on lui donne, semblera comme mériter son licenciement. En revanche, on trouvera normal, et justifié, qu'un vieux directeur finisse sa carrière dans un placard doré.

Bien sûr, il y a toute une littérature qui prétend nous émouvoir du malheur des pauvres : Dickens, Hugo, Zola... Mais il faut éviter toute méprise. Quand on pleure sur Cosette, sa personne importe peu : on pleure sur l'enfance maltraitée. De même, les Maheu, dans Germinal, valent comme type idéal de la classe ouvrière, mais leur singularité est gommée. En revanche, lorsque il s'agit des riches et des puissants, c'est leur individualité qui est en jeu. Il s'agit moins alors d'attirer de la pitié sur un groupe que sur une personne. Ainsi Œdipe.

Ce ressort psychologique peut expliquer, sans justifier, un certain traitement de l'actualité, où manifestement les catastrophes paraissent nous toucher moins, selon qu'elles portent sur des puissants ou sur des petits.

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Published by unebellepetite
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ouverture de porte paris 3 13/10/2014 22:17

Je vous approuve pour votre exercice. c'est un vrai travail d'écriture. Continuez

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